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18 Apr

Publié depuis Overblog et Twitter et Facebook et LK

Publié par SAIDICUS LEBERGER  - Catégories :  #Burundi

Manfestation au Burundi
Manfestation au Burundi

Au Burundi, de violents affrontements ont éclaté entre la police et un millier de militants d'opposition qui protestaient pour la première fois dans les rues de Bujumbura vendredi pour demander au président Pierre Nkrurunziza de ne pas briguer un troisième mandat. Selon le dernier bilan transmis par la police, deux policiers ont été blessés et 117 manifestants arrêtés.

La police était sur les dents depuis trois jours. Elle a donc dispersé à coups de canons à eaux, de grenades lacrymogènes et de matraques les opposants burundais dès qu'ils ont commencé leur manifestation contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunzizavendredi matin, en plein centre ville de Bujumbura.

Les jeunes militants de l'opposition ont alors répliqué à coups de pierre, sous les yeux ébahis d'une vielle femme marchande de fruits dans les rues de la capitale burundaise : « Moi, c'est la première fois que je vois ça. Regardez ce policier, il a été blessé pour rien. Vous voyez bien qu'ils ne respectent plus aucune institution. C'est clair, la population est en colère et elle en a marre ».

Conséquence, le centre ville de Bujumbura a été totalement paralysé pendant des heures, ses rues marchandes devenant le théâtre de heurts entre policiers burundais et manifestants.

Et pour la première fois aussi, des leaders d'opposition étaient dans la rue aux côtés de leurs militants, à l'exemple de Chauvineau Mugwengezo, président d'honneur de l'UPD (Union pour la paix et la démocratie), arrêté pendant une heure avant d'être relâché : « Si la violence n'a pas été de mise avec la manifestation qui a été organisée par le CNDD-FDD, nous ne comprenons pas pourquoi on peut nous empêcher de marcher pour manifester notre désaccord au troisième mandat », explique-t-il.

L'opposition burundaise assure aujourd'hui qu'elle n'est pas prête à lâcher prise, tant que Pierre Nkurunziza n'a pas renoncé à son projet malgré plus d'une centaine d'arrestations dans ses rangs.

RFI

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