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08 Feb

CPI: "J’avais envisagé de témoigner sans camouflage", déclare Philippe Mangou

Publié par SAIDICUS LEBERGER  - Catégories :  #DOSSIER

Philippe Mangou
Philippe Mangou

Et de conclure: "Que les uns et les autres soient patients. Qu’ils ne me jugent pas avant de m’avoir entendu".

CPI: "J’avais envisagé de témoigner sans camouflage", déclare Philippe Mangou

La Cour pénale internationale (Cpi)a annoncé, le samedi 6 février,l’ouverture d’une enquête, après la fuite des noms de quatre témoins protégés. Parmi eux, figure l'actuel ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon, le général de corps d'armée Philippe Mangou, par ailleurs, ex-chef d’État-major des armées.

Face à cet incident qui a suscité des commentaires et des articles jugés embarrassants par le concerné, ce dernier a réagi à travers un droit de réponse diffusé exclusivement, le dimanche 7 février, sur Abidjan.net. La plate-forme qui a, par ailleurs, confirmé l'authenticité du texte, soutien que le texte a été transmis par les soins du service de communication de l'ambassadeur. Toute tentative de la part de Fratmat.info pour joindre l’ambassade de Côte d’Ivoire au Gabon s’est avérée vaine.

Dans ce qu’il a appelé "son droit de réponse", S.E.M Philippe Mangou a situé le cadre de sa réaction. "Un article émanant de votre organe de presse fait état de ma colère à l’issue de la bourde commise par la Cpi. Il n’en est absolument rien. Je reste serein et calme", écrit l'ancien patron de l'armée sous Laurent Gbagbo. Et de révéler: "J’avais moi-même envisagé de témoigner sans camouflage, car quand on a la vérité à dire, on ne se cache pas."

Nuançant ses propos, il a déclaré: "Je veux parler non pas pour faire condamner qui que ce soit, mais pour permettre aux Ivoiriens et à l’opinion internationale de connaître la vérité." Poursuivant, il a rétorqué à ses détracteurs: "Beaucoup de gens parlent sans savoir ce qui s’est réellement passé."

Autre révélation, le général Mangou a affirmé: "Si encourager Monsieur Laurent Gbagbo le 11 mars 2011 à démissionner au moment où lui-même demandait mon avis sur la question, pendant que l’armée était à cours d’armes et de munitions (vous et moi nous saurions certainement la provenance des armes et munitions stockées au palais), que les Ivoiriens mouraient et qu’ils ne pouvaient ni manger ni se soigner, c’est trahir, alors j’ai trahi." Et de conclure: "Que les uns et les autres soient patients. Qu’ils ne me jugent pas avant de m’avoir entendu".

Déjà en juin 2012, le quotidien « Notre Voie » proche de l’ex-Président Laurent Gbagbo, sous la plume de Souleymane T. Senn, indiquait que les généraux Mangou et Kassaraté « pourraient témoigner à la Haye contre le Président Gbagbo, lorsque l’accusation voudra faire intervenir, le moment venu, les témoins à charge. » Et que « le général Philippe Mangou était un témoin précieux ».

CHEICKNA D. SALIF
salifou.dabou@fratmat.info

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